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  • Association Journées sorcières

Histoire, femmes et plantes 4/5

Quatrième épisode de la série de posts "matrimoine" : des femmes pionnières, liées à l'univers des plantes et du soin, mais souvent ignorées du grand public et des livres d'histoire.


Cette fois, nous parlerons davantage de soins que de plantes avec un personnage absolument oublié. On a toutes et tous vaguement entendu parler un jour de l'anglaise Florence Nightingale, pionnière des soins infirmiers lors de la Guerre de Crimée (1853-1856).


Mais on ne connaît absolument pas Valérie de Gasparin, femme de lettres protestante née à Genève en 1813, qui a mis son énergie, sa plume et sa fortune au service des plus démunis, mais aussi de la profession d’infirmière.

Elle cherche à développer une profession de "garde-malade" indépendante des congrégations, détachée de tout vœu religieux et, surtout... payée !


Après de nombreux voyages, Valérie de Gasparin revient en Suisse et, grâce à la fortune familiale, met en application ses idées progressistes. En 1859, elle fonde à Lausanne l'École normale de gardes-malades, qui existe encore de nos jours sous le nom de Haute École de Santé La Source ! C'est l'un des premiers instituts de formation d'infirmières au monde.


Contrairement à Florence Nightingale, elle veut en finir avec l'obligation de soumission à l'ordre religieux, la norme du célibat, le port du costume et le titre de sœur, trop marqués de l'empreinte des congrégations catholiques. De plus, elle plaide pour une rétribution des gardes-malades, garante l'émancipation des femmes.


Valérie de Gasparin produit ensuite une oeuvre littéraire abondante et meurt en 1894 en fondatrice de la première école d'infirmières laïque au monde. En France, il faudra attendre 1878 pour que le premier "cours municipal d'infirmières" ouvre à Paris.


Une courte vidéo sur cette femme exceptionnelle ici :


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